Identifier les besoins des élèves
« Les trois catégories internationales établies d’un commun accord sont :
Déficiences : Elle concerne les élèves présentant des déficiences ou incapacités considérées du point de vue médical comme des troubles d’origine organique (liés par exemple à des déficiences sensorielles, motrices ou neurologiques). On considère que le besoin éducatif résulte principalement des problèmes imputables à ces déficiences.
Difficultés : Elle concerne les élèves présentant des troubles du comportement ou des troubles affectifs, ou des difficultés spécifiques d’apprentissage. On considère que le besoin éducatif résulte principalement de problèmes d’interaction entre l’élève et l’environnement éducatif.
Désavantages : Elle concerne les élèves présentant des désavantages découlant principalement de facteurs socio-économiques, culturels, et/ou linguistiques. Le besoin éducatif consiste à compenser les désavantages imputables à ces facteurs. »
OCDE 2008


L’entrée par le trouble se heurte à 3 difficultés :
La première est que l’enseignant, ou l’AESH, n’a pas d’information sur le trouble. Soit parce que le diagnostic n’est pas posé, c’est souvent le cas en maternelle. Soit parce que les parents refusent cette communication pour ne pas stigmatiser leur enfant. Soit parce le trouble est libellé d’une façon très générale : « trouble psychique avec manifestations comportementales », « troubles du développement et de la relation »… ce qui ne permet pas à l’enseignant d’identifier précisément les besoins éducatifs liés au trouble dans la littérature à sa disposition.
La seconde difficulté est que très majoritairement les enfants sont porteurs de différents troubles et/ou qu’un trouble principal est associé à d’autres troubles moins apparents. L’erreur pédagogique serait de ne travailler que par rapport au trouble principal en ignorant le ou les autres. Par exemple un élève présentant des difficultés comportementales a beaucoup de « chances » d’avoir aussi des troubles des apprentissages, de l’efficience intellectuelle, etc.
Enfin, chaque enfant présente une variété des conséquences d’un trouble sur ses fonctionnements, ce qui ne permet pas de dire, dans la liste des préconisations, quelles adaptations sont nécessaires pour un individu donné. Par exemple, les enfants trisomiques ont une efficience intellectuelle qui va de la déficience intellectuelle profonde à un fonctionnement cognitif dans la zone de normalité. Il y a nécessité d’individualiser les réponses.
L’objectif est de comprendre ce qui freine les apprentissages pour proposer des réponses adaptées : aménagements, outils spécifiques, supports différenciés ou accompagnements personnalisés. Cette démarche permet de prévenir les échecs, favoriser l’inclusion et soutenir la réussite de tous les élèves, en ajustant les stratégies pédagogiques à leurs besoins réels.



